L.F.I. : les trois lettres qui gênent la municipalité

L.F.I. : les trois lettres qui gênent la municipalité

Au soir du 1er tour des élections municipales, le 15 mars 2026, la gauche s’alliera-t-elle avec La France Insoumise, parti classé "extrême gauche", si son bastion électoral est menacé ?

À cette question, le porte-parole du Parti socialiste a répondu « Oui », publiquement et officiellement (Le Figaro du 29 janvier 2026, page 5). Des alliances seraient possibles au 2nd tour, décidées localement « au cas par cas », tout en continuant à critiquer les prises de position de Jean-Luc Mélenchon.

Autrement dit, pour gagner, la gauche n’exclut plus des accords avec les "Insoumis". Qu’en sera-t-il à Mérignac ?

Des faits récents invitent à la vigilance :

• En 2022, Thierry Trijoulet, adjoint à l’urbanisme depuis 2014 et 1er secrétaire du PS-33, devenu maire en juin 2025, déclarait assumer sa volonté de « travailler à une coalition avec L.F.I. » et appelait à « accepter le côté leader de Jean-Luc Mélenchon » (28/4/2022, France Bleu Gironde).

• La même année, l’actuelle adjointe à la culture était candidate aux législatives, alliée à L.F.I. dès le 1er tour

• En 2024, Madame Récalde est redevenue députée de la Gironde grâce à son alliance avec L.F.I. au 1er tour

Tout comme l’opposition municipale avait refusé l’alliance avec le Front National en 2014, le candidat socialiste s’engage-t-il à exclure clairement tout rapprochement avec LFI ? Ou prépare-t-il, lui aussi, un accord de 2nd tour ?

Les électeurs mérignacais ont droit à une réponse claire avant de voter.