Les PME et leurs salariés face aux effets du confinement
Voici bientôt une semaine que l'ordre de rester chez soi est tombé.
Depuis, le monde a changé et notre quotidien a été bouleversé.
Dans de nombreuses PME, l'activité s'est figée.
Déjà lundi dernier, les entrepreneurs évoquaient le chômage technique. A cette perspective, les visages des salariés se sont figés. Alors, pour ne pas attiser l'inquiétude, on s'est souvent accordé quelques heures de réflexion avant de décider des mesures à prendre.
La suite, nous la connaissons : discours du Président de la République, mesures drastiques de confinement, fermeture des lieux recevant du public pour quinze jours. Au minimum...
Quand cela était possible, le télétravail a été mis en place, chacun espérant qu'une partie de l'activité se maintiendrait.
Hélas ! Dans la plupart des petites entreprises, le téléphone s'est tu. Quasiment plus aucun appel si ce n'est ceux des débiteurs signalant leurs problèmes de trésorerie et demandant un report du paiement de leurs factures.
Bien sûr, les commerciaux ont consciencieusement contacté leurs clients pour les informer de l'accessibilité des services et de la disponibilité des stocks de marchandises. La plupart du temps, ces appels ont été sans grands effets et l'espoir de maintenir le carnet de commandes s'est avéré illusoire.
La situation de beaucoup de petites entreprises tient en quelques mots. Leur chiffre d'affaires s'est volatilisé. Leurs entrées de trésorerie se sont taries. L'Administration débordée peine à leur attribuer le code informatique, sésame indispensable pour solliciter une autorisation de chômage partiel (tout employeur doit engager des démarches auprès de la DIRECCTE avant toute mise en activité partielle de son personnel). Quant aux charges, elles continuent à courir, que dis-je, à galoper...
Emmanuel Macron a déclaré : "aucune entreprise, quelle que soit sa taille, ne sera livrée au risque de faillite".
Dont acte.
Combien de temps nos PME pourront-elles tenir avant de devoir mettre la clé sous la porte ?