Feu la « Ville Verte » ressemble de + en + à une banlieue…

Feu la « Ville Verte » ressemble de + en + à une banlieue…

Depuis 30 ans, nous soutenons la construction raisonnée de logements mais dénonçons le « bétonnage » de Mérignac.

Au nom d’obscurs calculs électoraux et forte de sa proximité avec certains promoteurs, la municipalité fait exploser la population dans le but inavoué des 100.000 habitants : elle artificialise les sols, crée les conditions d’une circulation ingérable et nous assure, outre la pollution, de graves tensions urbaines pour l’avenir. « A Mérignac, l’urbanisation à marche forcée » est même devenue un symbole de « l’offensive du laid » dans les villes de France*.

Les résultats ? Cadre de vie et patrimoine sont abîmés comme le regrette le magazine Le Point dans son n° 2552 du 15/7/2021 : « châteaux, chartreuses [et installations sportives] ont disparus au profit de programmes immobiliers ». Faute d’anticipation, il manque de services et d’équipements sociaux, sportifs, etc.

Entre mars 2020 et février 2023, 3.904 nouveaux habitants se sont installés et une flopée d’immeubles neufs a été livrée, les uns avec des façades aux couleurs sombres propices aux ilots de chaleur (Ardillos), les autres assortis de malfaçons, et la plupart sans places de parking suffisantes. Pour faire oublier la minéralisation des quartiers, la municipalité fait de la comm’ : projet de micro-forêt en centre-ville (en fait, un petit bosquet de 1500 m²), plantation d’un million d’arbres (dont + de 50% meurent faute d'arrosage ou parce qu’ils sont plantés hors saison) ...

Depuis longtemps, il n’y a plus de « Ville Verte ». Désormais, Mérignac est une banlieue, avec ses cités et son insécurité. Phénomène récent, des familles installées de longue date quittent la commune qu'ils ne reconnaissent plus

Une autre voie est possible. L'évolution d’autres villes (Pessac, Gradignan, …) le montre.