Aéroparc : 10.000 emplois attendus mais concertation ratée...

Aéroparc : 10.000 emplois attendus mais concertation ratée...

Intervention de Thierry MILLET au Conseil de Bordeaux Métropole du 26/11/2021 sur le sujet : Opération d’intérêt métropolitain (OIM) Bordeaux Aéroparc - Clôture de la concertation (Délibération N° 39)

Il nous est proposé d’approuver le bilan de la concertation et, je cite, de « tenir compte des enseignements tirés de la concertation concernant le projet d’aménagement OIM Bordeaux Aéroparc ». Cette concertation a été menée du 2 avril au 16 septembre 2021. La participation n’a pas été une réussite puisque seules 27 personnes ont participé à la réunion publique du 23 juin 2021 (programmée le jour d’un match attendu du dernier Euro de football).

Par ailleurs, le registre en ligne n’a recueilli que 7 avis. Quant aux contributions sur les registres physiques de Mérignac, du Haillan et de Saint-Médard-en Jalles, il n’y en a eu aucune ! Malgré tout, tenant compte de ces rares avis, Bordeaux Métropole abaissera l’indice de stationnement dans les secteurs à proximité du tram A.

Cette OIM Bordeaux Métropole Aéroparc concerne l’un des territoires prioritaires de développement économique de notre agglomération, ce cadre privilégié étant destiné à accueillir les entreprises du pôle aéronautique-spatial-défense. Dix mille emplois y sont espérés.

Sur ce dossier si important, la concertation menée par Bordeaux Métropole s’est soldée par un échec avec une participation maigrichonne, pour ne pas dire inexistante. Songez que lorsqu’il s’était agi de commenter la concertation sur Bordeaux Innocampus, laquelle avait recueilli quelques 150 contributions, certains ici avaient vivement souligné une participation trop faible pour la rendre valablement conclusive.

C’est dire combien l’échec de la concertation sur l’OIM Aéroparc est patent, au point de remettre en cause la légitimité et la pertinence des règles prescriptives qui seront intégrées au projet.

Justement, ces règles prescriptives, elles émanent d’un groupuscule de « motivés » ayant rempli le registre en ligne. Elles sont « curieusement » exclusivement tournées vers les préoccupations environnementales et de mobilités douces au détriment de la voiture, du stationnement, voire de l’existence de cette grande zone d’activité économique…

Comment, vu les enjeux, se satisfaire de cette pseudo concertation ?

Comment notre Métropole se débrouille-t-elle pour aboutir à un tel fiasco ? Cela pose une question de méthode, de moyens mis en œuvre, voire de volonté de VRAIMENT recueillir l’avis des personnes concernées au premier chef, je veux parler des salariés et des chefs d’entreprises.

Il faut dire que ces derniers sont las. Certains envisagent de quitter le secteur car ils n’ont aucun espoir, pour eux comme pour leurs équipes, que la situation s’améliore avant plusieurs années puisque les travaux ne démarreront pas avant 2025 pour des effets qui n’apparaitront pas avant 2027… au plus tôt.

Je vous saurais gré, M le Président, de ne pas balayer ce que je viens d’exposer d’un revers de main comme vous l’avez fait il n’y a pas si longtemps, en qualifiant d’électoraliste l’une de mes dernières interventions où je dénonçais votre gabegie au sujet d’arbres plantés au centre-ville de Mérignac au prix unitaire de 29.850 € TTC.

Cette fois-ci, j’aimerais que vous répondiez - sans esquiver - que vous nous disiez si vous comptez agir pour que des concertations dignes de ce nom soient mises en œuvre à l’avenir.

En l’état, le groupe Métropole commune(s) s’abstiendra sur ce dossier.